Trouble de santé mentale le plus courant chez les enfants : conseils et informations

Un enfant sur huit présente, au cours de sa vie, un trouble psychique susceptible d’affecter sa scolarité et sa vie sociale. Les signaux précoces passent souvent inaperçus, malgré leur impact sur le développement et l’équilibre familial.

L’accès aux soins spécialisés reste inégal selon la région et l’âge de l’enfant. Certains troubles évoluent sans soutien, faute d’identification rapide ou de conseils adaptés aux familles.

Comprendre la santé mentale des enfants : repères essentiels pour les parents

La santé psychique des plus jeunes ne s’arrête pas à une absence de symptômes. Elle s’ancre dans la confiance en soi, façonnée par la tendresse et la stabilité du foyer. Les parents, premiers repères de l’enfant, ont la lourde tâche de rester attentifs, d’écouter, d’accompagner sans juger. Chaque aspect du quotidien, ambiance à la maison, relations à l’école, rencontres avec les pairs, façonne l’équilibre émotionnel et mental de l’enfant.

Grandir, c’est traverser des tempêtes et des accalmies. Les enfants et adolescents découvrent, parfois dans la douleur, comment nommer leurs émotions, demander de l’aide, négocier des changements. Ces compétences ne sont pas innées : elles s’apprennent, petit à petit, à travers des expériences répétées et l’exemple des adultes. Lorsque l’enfant semble en difficulté, il ne s’agit pas toujours d’un trouble : cela peut traduire une période de transition ou un besoin de nouveaux repères.

Voici quelques leviers concrets pour renforcer ce socle :

  • Réservez des moments, même brefs, pour discuter loin des sollicitations numériques.
  • Soulignez les efforts et la persévérance, pas uniquement les succès visibles.
  • Accueillez les erreurs comme étapes naturelles d’apprentissage.
  • Impliquez-vous dans la vie scolaire ou les loisirs, afin de tisser un cercle de confiance autour de l’enfant.

La santé mentale des enfants s’appuie sur une multitude de ressources : écoute bienveillante, rituels rassurants, accès à des informations fiables sur les troubles psychiques. Repérer les premiers signes, se tenir informé, utiliser les services proposés localement dès les premiers doutes : voilà une approche constructive, sans dramatisation ni minimisation. Un parent attentif, sans excès d’inquiétude, aide son enfant à grandir avec plus de solidité face aux épreuves.

Quels sont les troubles de santé mentale les plus courants chez l’enfant ?

L’anxiété domine largement le paysage des troubles psychiques chez l’enfant. Sous ses multiples formes, elle se manifeste par des peurs persistantes, des inquiétudes qui s’installent et, parfois, paralysent la vie à l’école ou avec les amis. Les troubles anxieux sont souvent le premier signal d’alerte, avant d’autres difficultés, et se mêlent régulièrement aux exigences scolaires ou à la crainte de l’exclusion.

Juste derrière, on retrouve les troubles du comportement : impulsivité, agitation, opposition fréquente. Le fameux TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) figure en bonne place parmi les diagnostics. Il se traduit par des difficultés de concentration, une agitation parfois difficile à canaliser, ou une impulsivité marquée. Environ 5 % des enfants en âge d’être scolarisés vivent avec ces manifestations au quotidien.

Les troubles de l’humeur, parmi lesquels la dépression, ne sont pas réservés aux adultes. Même les plus jeunes peuvent montrer une tristesse persistante, un désengagement, de l’irritabilité ou une tendance à se replier sur eux-mêmes. Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) et les troubles des apprentissages (comme la dyslexie ou la dyspraxie) sont également fréquents, impactant aussi bien les résultats scolaires que la vie de famille.

Pour mieux visualiser l’étendue des troubles les plus courants, voici une liste non exhaustive :

  • Troubles anxieux
  • TDAH
  • Dépression
  • Troubles du comportement
  • Troubles du spectre de l’autisme
  • Troubles des apprentissages

Il ne faut pas oublier les troubles du sommeil, ni les difficultés liées à l’alimentation, qui s’ajoutent souvent à d’autres problèmes de santé mentale chez l’enfant. Ces manifestations, parfois multiples, nécessitent une attention soutenue à la maison comme à l’école, et une réponse adaptée à chaque situation.

Reconnaître les signes qui doivent alerter : quand s’inquiéter et comment réagir

Les premiers signaux peuvent sembler anodins. Un enfant habituellement à l’aise qui se met à s’isoler, un adolescent qui peine à trouver le sommeil, une agitation qui ne retombe pas, une tristesse qui s’installe : ce sont souvent ces petits changements qui doivent alerter. Les manifestations varient, elles peuvent être discrètes ou, à l’inverse, très visibles. Parfois, l’école signale une chute des résultats ou un comportement inhabituel ; parfois, la famille note une perte d’appétit ou des accès de colère soudains.

Si ces signes persistent ou s’aggravent, la vigilance s’impose. L’apparition de pensées suicidaires, même évoquées à demi-mot, nécessite d’agir sans délai. Les difficultés d’apprentissage, l’absentéisme, les troubles du sommeil ou de l’anxiété sociale sont souvent le reflet d’une souffrance plus profonde qu’un simple coup de mou passager.

L’impact sur la vie quotidienne constitue un critère clé : lorsque les difficultés dégradent le bien-être à la maison ou à l’école, il ne faut pas hésiter à questionner l’enfant, à recueillir aussi l’avis des enseignants ou de l’équipe éducative. Il s’agit de transformer la parole en soutien, jamais en pression.

Les signaux d’alerte à repérer sont notamment les suivants :

  • Isolement, irritabilité, tristesse qui dure
  • Changements marqués dans le sommeil ou l’alimentation
  • Désintérêt pour les activités appréciées auparavant
  • Rupture avec les amis ou retrait social prononcé

Face à ces alertes, ne restez pas isolé. Échangez avec les professionnels de santé, prenez conseil dès que le doute s’installe. Anticiper, réagir rapidement : c’est la meilleure façon d’ouvrir à l’enfant un chemin vers un accompagnement sur mesure.

Fille de 12 ans assise dans un parc regardant son téléphone

Ressources et accompagnement : vers qui se tourner pour aider son enfant

Lorsque l’inquiétude s’accentue, plusieurs professionnels sont là pour aider. Le médecin traitant, grâce à sa connaissance du contexte familial, peut mener une première évaluation et orienter vers un diagnostic approfondi si nécessaire. Les psychologues et pédopsychiatres assurent ensuite le suivi, la thérapie, et parfois la prescription de traitements adaptés à la situation de l’enfant.

Les dispositifs de soutien aux parents offrent une aide précieuse. Groupes d’entraide, associations spécialisées, plateformes d’information : autant de relais pour obtenir conseils, écoute et orientation. En cas de difficultés d’accès, la télésanté peut faciliter une première prise de contact. À l’école, les équipes éducatives adaptent le parcours de l’élève en lien avec la famille et les soignants.

Voici les ressources principales vers lesquelles se tourner :

  • Pour une première évaluation : médecin généraliste, pédiatre
  • Pour un accompagnement spécialisé : psychologue, pédopsychiatre
  • Pour la vie scolaire : médecin scolaire, équipe pédagogique
  • Pour le soutien familial : associations, groupes de parents

L’accompagnement psychologique ne concerne pas seulement l’enfant, il s’adresse aussi à la famille. Protéger l’équilibre du foyer, s’appuyer sur des réseaux de soutien et rompre l’isolement : autant d’atouts pour affronter les difficultés liées à la santé mentale chez les enfants et adolescents. Personne ne devrait traverser cette épreuve seul. La vigilance bienveillante et la solidarité demeurent les meilleures alliées pour aider un enfant à retrouver confiance et sérénité.

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